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Io Les stations d'extractions |
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Io est un satellite malmené par les fluctuations du champ gravitationnel de Jupiter. Ces fluctuations font de Io une boule de magma en fusion permanente, dont la colonisation est rigoureusement impossible. Le magma d'Io est pourtant riche en minerais, à tel point que les Japonais finirent par mettre au point une technique d'extraction originale pour l'exploiter.
Technique La technique de l'extraction magnétique consite à appliquer ponctuellement sur la surface du magma une attraction magnétique suffisamment puissante pour en faire décoller les métaux magnétisables (cuivre, fer etc), et les expédier ensuite en orbite pour raffinage. Les stations d'extraction magnétique sont des ensembles complexes, que l'on peut décrire en 3 parties. La station d'extraction est une station flottant au-dessus de la surface de Io, traquant les courants de materiaux magnétisables qui parcourent le magma. Elle est dotée d'une parabole d'électro-aimants géants , qui exercent une force d'attraction magnétique capable de hisser cinq tonnes de minerai hors du magma. Une fois séparée du magma, cette masse de métal en fusion est dirigée dans un tunnel magnétique, qui la remodèle en forme de cigare tout en poursuivant son ascension. Cette ascension refroidit la masse de minerai, qui est devenue devient un bloc rigide lorsqu'elle atteint le cordon magnétique au centre de la coupole. Ce cordon achemine le bloc vers la raffinerie orbitale, où il sera refondu pour qu'en soient extraits les différents minerais qui le composent.
La station d'extractionPour opérer, la station d'extraction doit flotter au-dessus de la surface d'Io, en plein champ d'attraction du satellite. De puissants moteurs atomiques la maintiennent à une distance constante de la surface, et compensent également les forces qui résultent des opérations d'extraction. Mais Io se trouve dans la zone la plus perturbée du champ d'attraction jovien, ce qui amène des changements gravitationnels subits. Ces changements ne peuvent être prévus, car les champs gravitationnels de Jupiter sont trop complexes, et la force d'attraction s'exerce toujours immédiatement. La station est donc fréquemment balottée par ce flux et reflux, et ce à 300 mètres de la surface magmatique d'Io. Généralement, les moteurs atomiques parviennent à compenser la chute de la station à temps, mais trois stations ont déjà été précipitées dans le magma d'Io dans l'histoire de son exploitation.
La vie en station d'extraction Le travail en station d'extraction est très pénible, et parmi les plus impopulaires du système solaire. L'ensemble de la station, intérieur comme extérieur, est capitonnée par de la mousse de silicate, afin de compenser les effets des accélerations brutales de la station sur ses occupants. Malgré cela, les accidents mortels sont fréquents. Les parois de la station sont souples et élastiques, pour éviter une rupture de coque qui aurait une décompression explosive comme conséquence. Les balottements quotidiens de la station et les réactions nécessairement brutales des moteurs mettent la structure de la station à rude épreuve. Il faut souvent changer des éléments porteurs de la station, des électro-aimants de la coupole et plus fréquemment encore des éléments des moteurs atomiques, dans des conditions nécessairement instables. A cause de ces nombreuses opérations de maintenance, les stations d'extraction magnétique requièrent une main-d'oeuvre nombreuse. La plupart sont des volontaires, qui signent pour jusqu'à trois ans (le maximum légal) en raison des primes très attirantes qui leur sont proposées. Une petite partie des travailleurs est constituée de prisonniers de droit commun, pour la plupart des asiatiques de Ganymède, qui en acceptant de travailler dans ces stations bénéficient d'une réduction de peine. Ils se voient confiés les tâches les plus ingates, mais pas nécessairement les plus dangereuses, qui comme nous le verrons plus loin intéressent une autre catégorie de travailleurs. Certains de ces prisonniers restent sur la station à leur libération, afin d'accumuler un peu d'argent avant de se réinserer. La dernière catégorie de travailleurs est consituée de commandos d'apesanteur de la marine japonaise. Les conditions de vie sur ces stations d'extraction sont en effet très proches des conditions régnant à bord des bâtiments de guerre lors des batailles spatiales. Ils sont employés dans toutes les activités de maintenance de la station, et les actions les plus dangereuses leur sont reservées. Ce sont eux qui surveillent également les prisonniers. Les commandos ne se mélangent pas aux autres habitants de la station ; une unité ne reste environ que trois mois consecutifs sur ces stations, mais y revient périodiquement pour maintenir son niveau.
La direction de la station et la grande majorité des cadres est constituée d'officiers de la marine, la station étant somme toute un bâtiment en permanence jeté dans la bataille. Comme sur un bâtiment de guerre, les officiers doivent prendre dans des conditions pénibles les meilleures décisions, et doivent veiller au bon entretien du matériel. Les stages militaires en station d'extraction contribuent donc fortement à faire de la marine japonaise la plus expérimentée du système solaire. |
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