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Historique 
En 2062, l’humanité se préparait à quitter
la Lune pour se disséminer dans le système solaire. Mercure
fut colonisée en vue de de fournir les matériaux, en particulier
les métaux, nécéssaires à une telle enterprise.
La colonisation de Mercure a été organisée
par l’UPE (Union des
Pays Emérgents), vestige d’une organisation terrienne préapocalyptique,
qui regroupait des originaires d’Indonésie, des Philippines, d’Inde,
de Malaisie et d’autre nations de l’Asie du Sud-Est. Cette organisation
a été entièrement transféree sur Mercure lors
de sa colonisation ; il est presque admis que les autres pouvoirs sélènes,
las des prétentions autocratiques de l’UPE, l’aient chassée
de la Lune sous ce prétexte.
Les dynasties indonésiennes et philippines ont pris
le contrôle de Mercure presque immédiatement après sa colonisation,
puis se sont ensuite lentement fondues dans la dynastie Marcos-Sokherna
(l’organisation de cette famille est détaille plus loin).
Les ouvriers et mineurs, véritables colons de Mercure,
proviennent en forte proportion des pays latino-américains.
Depuis l’occupation de l’espace orbital mercurien par la Ière
flotte USF en 2144, Mercure est asservie aux interêts USF et ne
peut commerçer que via l’Interstate Free-Trade Agency (IFTA)
avec le reste de Sol.
Géographie 
Le principal problème d’une colonisation permanente
de Mercure est l’exposition à la chaleur, provenant d’une part
du magma, duquel le minerai est extrait et donc auprès duquel travaillent
les colons, d’autre part du rayonnement solaire qui interdit toute colonistaion
de la surface.
Seule la nuit mercurienne peut apporter la fraîcheur
nécessaire à la survie humaine. C’est pourquoi les villes
sont axées autour de puits, fermés le jour et ouverts à
la tombée de la nuit, par lequel le froid de l’espace parvient
jusqu’aux systèmes de climatisation. Ces puits servent également
de point de chargement du minerai et de ports spatiaux.
La chaleur intense du magma impose un refroidissement régulier
des installations, donc une alternance jour/nuit stable. C’est pourquoi
les puits mercuriens sont situés a l’équateur de la planète.
Les pôles, avec leur jour et leur nuit d’un mois et demi chacun,
hébergent des résidences d’hiver ou d’été
très coûteuses à destination de la classe dirigeante
et d’éventuels touristes.
Le jour et la nuit durent chacun vingt-huit heures a l’équateur.
Les puits ne sont pas ouverts durant la journée, c’est pourquoi
les vaisseaux spatiaux doivent attendre dans l’ombre de la planète
que la nuit tombe sur un puit donné pour pouvoir y accéder.
Conditions de vie 
Tout visiteur des installations mercuriennes est d’abord frappé
par l’air fortement vicié, la chaleur insoutenable et la surpopulation
phénomenale des tunnels. L’air et l’eau doivent être importés
à prix élevé des fermes orbitales de Vénus,
ce qui impose un recyclage à outrance de ces ressources, ainsi
qu’une hygiène quasi inexistante. Parce que la nourriture est importée
à haut prix, la sous-nutrition et la soif sont chroniques.
La population mercurienne vit entassée dans des galeries
minières, a proximité immédiate des installations
industrielles. Les autorités n’ont pas prévues de zones
d’habitations ni même de système sanitaire, d’une part par
économie, d’autre part pour rabaisser le niveau de vie des colons
autant que faire se peut.
Cette dernière considération est un élément
central de la politique des Marcos-Sokherna, qui l’utilise pour mieux
asseoir son autorité.
La population vit dans une proximiteé et une absence
d’intimité telle que la notion même de famille y est devenue
négligeable. Les mercuriens dorment à même le sol,
à côté d’usines tournant en permanence et à
moins d’un mètre des camions industriels qui transportent le minerai.
Les mercuriens d’ont virtuellement pas d’objets personnels,
d’une part à cause de leur misère extrême, d’autre
part parce que la notion de propriété individuelle est remplacée
par celle de propriété commune.
En effet, contrairement aux amas humains qui peuplent les Downtowns
de la Terre, les mercuriens ont developpé dans leur enfer permanent
une société organisée et un profond sentiment de
solidarité. Les colons de provenance latino-américaine ont diffusé
la religion chrétienne parmi la population, qui y puise son espoir
et son désir de vie en commun.
La plupart des colons sont analphabètes et n’ont pas
d’autre ambition que de supporter leurs peines et de survivre. Le rêve
de tous est de quitter cet enfer, mais c’est la une chose irréaliste
lorsque qu’on ne peut même gagner assez d’air pour respirer.
Ceux des mercuriens qui ont plus de ressources que les autres
sont rapidement integrées dans une des nombreuses Familles.
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