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L'incident
d'Uranus
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Index général |
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| Le système solaire | ||||
| Uranus | ||||
| L'incident d'Uranus | ||||
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Lorsque la crise frappa Miranda en 2156, Titania s'engagea envers les Nations Coalisées à garantir la stabilité du système d'Uranus pour la durée de la guerre. Elle approvisionna la colonie sinistrée en nourriture et l'aida à surmonter ses crises les plus graves. Mais Miranda s'habitua aux livraisons de sa voisine, et concentra ses efforts sur des projets de relance industriels, qui échouèrent tous. Lorsque Titania interrompit ses livraisons au sortir de la guerre, Miranda se retrouva dans une situation critique, et n'eut d'autre ressource que de déclencher une attaque contre Titania. Des documents révélés récemment indiquent une influence des services secrets USF dans cette prise de décision. Les deux flottes, composées de vieux bâtiments déclassés livrés par les Nations Coalisées et les Corporations, s'affrontèrent durant deux jours, sans qu'un vainqueur ne se dessine. La Fédération Européenne exigea un cessez-le-feu immédiat, et dirigea plusieurs de ses bâtiments de guerre vers Uranus comme force d'interposition. Le cessez-le feu vint presque immédiatement, aucune des deux flottes n'ayant eu les moyens de continuer le combat. La force d'interposition européenne, une fois arrivée sur les lieux, gela définitivement la situation. Mais le problème de la famine sur Miranda n'était pas résolu pour autant, et personne ne pouvait obliger Titania à reprendre ses livraisons de nourriture. C'est alors qu'à la surprise de tous, un convoi USF surgit de l'alloplan, chargé de nourriture pour Miranda. La situation devint rapidement critique lorsque les bâtiments européens se mirent sur une trajectoire d'interception. La paix nouvellement obtenue semblait déjà compromise par la bataille imminente, lorsque les vieux navires de Miranda prirent la direction du point de contact des deux flottes, en vue de s'interposer, voire de prendre parti pour l'USF. Cet acte plaça la Fédération Européenne dans une situation défavorable, et menaçait de rendre l'USF plus acceptable aux yeux des petites colonies: on ne pouvait déçemment interdire a une colonie sa dernière chance de survie de manière aussi flagrante. A proximité immédiate de la ligne de feu, la flotte européenne reçut l'ordre de faire halte et de laisser passer le convoi. Le convoi parvenu à destination, Miranda se proclama aussitôt protectorat de l'USF, et autorisa le positionnement des troupes USF sur son territoire. Cet incident, qui faillit bien relancer la guerre, est non seulement considéré comme la vengeance de l'USF contre les Accords de Téthys qui lui furent défavorables, mais comme un dangereux précedent de sa nouvelle " stratégie d'ingérence ". |
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