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L'EID dans la société coloniale

La technique de l’EID a été mise en place dès le début de l’ère solaire, pour pouvoir localiser chaque colon et également pour réguler la distribution de nourriture.

Au début, il ne s’agissaient que de bracelets, puis d’implants sous-cutanés. Devant l’importance de la fraude, surtout dans la distribution de nourriture, il a été décidé de mettre l’EID dans un endroit sensible du corps humain, où toute tentative de fraude se solde par la mort.

L’EID est généralement considéré comme une sécurité, permettant de retrouver rapidement tout individu disparu. Ceci était précieux lorsque les décompressions accidentelles dévastaient les colonies, enfermant des colons sous les décombres ou les expulsant loin de tout secours. Aujourd’hui, on le considère comme une police efficace, prévenant les agressions directes.

Il n’existe au sein des systèmes organisés pas de dérogations à ce système. L’EID est souvent dénoncé par certains groupes politiques comme une entrave aux libertés individuelles et politiques.

L’EID est le plus souvent vécu comme la marque d’appartenance à la colonie. Jusqu’à l’âge de dix-huit ans, le citoyen est doté d’un passe magnétique, d’un fonctionnement analogue à l’EID. Ce passe est souvent implanté dans le corps, sous la peau ou dans le système digestif.

Ce passe permet d’appliquer de nombreuses restrictions aux mineurs, notamment dans l’accessibilité de certaines zones et la circulation ; ainsi, il est possible de localiser un enfant absent au cours.

Dans certains systèmes particulièrement restrictifs, l’EID est utilisé pour dissuader les adolescents de certaines pratiques, notamment dans la fréquentation du sexe opposé. (Deux EID de deux personnes de sexe différent dont au moins une est mineure distants de moins de 20 cm déclenchent une action informative de l’Ordinateur Central vis-à-vis de la police dans les systèmes restrictifs).

Le fait d’être implanté à dix-huit ans, à la majorité, a amené l’implantation à devenir une sorte de rituel de passage ; par l’implantation, le colon a accès bien plus de zones et d’informations, mais est surtout reconnu comme faisant parti du monde adulte.

EID et criminalité

Ce système de contrôle est un frein important pour les activités criminelles et permet la collaboration du crime local avec les autorités.

La pègre intrasolaire et les services de renseignements étrangers sont également contraints de jouer la règle du jeu ; pour des interventions sérieuses, ces illégaux préfèrent saboter localement le réseau, voire détruire simplement quelques Traqueurs sur site (ce qui permet de travailler sur le réseau).

Les restrictions les plus pénibles pour ce genre d’individus sont les restrictions à la circulation ; celles-ci peuvent être contournées en contrefaisant ou en utilisant les connexions de la police à l'Ordinateur Central (OC). Celles-ci sont accessibles à des hackers entraînés ; c’est cette capacité de contrefaçon qui a valu le surnom de "hi-tech" à la pègre solaire.

Il existe des interventions osées pour tenter de modifier des fichiers-identités de base au sein de l’OC de certaines colonies, mais c’est généralement une opération vaine.

Il apparaît très risqué de corrompre un opérateur de l’OC ou un haut fonctionnaire, car un double jeu est très probable.

Il est également vain de vouloir modifier le montant de son capital-travail une fois dans la colonie, car le centre de Gestion du Capital recalcule ses positions à chaque transaction et débusque la moindre irrégularité. Un approvisionnement en capital-travail par l’extérieur est possible mais repérable.

Ce qu’on ne peut pas faire :

- venir à la colonie sur un vaisseau dont l’OC contient de fausses informations. Une journée avant l’accostage du vaisseau, la colonie reçoit de sa dernière escale les données d’EID de chaque passager.

- Envoyer l’EID d’un défunt par voie postale à un futur immigrant : la présence de l’EID dans une zone de fret ou sa disparition de la colonie entraînerait une mesure policière.