Perspectives démographiques

   

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L'évolution prochaine de la démographie spatiale

L'humanité a encore beaucoup d'espace à coloniser au sein du système solaire avant que le problème de la supopulation ne se pose.
De plus, le rythme actuel de la progression démographique, une augementation de 100% tout les trente ans, devrait d'après
les spécialistes ralentir à une augmentation de 50% tous les trentes ans au tournant du siècle, dans 40 ans

L'humanité devrait alors avoir dépassé les 4 milliards d'individus. Les scénarios à long terme de l'évolution démographique divergent au-delà de cette limite.


Scénario optimiste : une démographie maîtrisée

Ce scénario est celui que les spécialistes considèrent comme le plus probable : au tournant du siècle, les facteurs culturels amèneront une fertilité à 2,2 enfants par femme, de quoi assurer le renouvellement des générations. Les derniers satellites de Neptune auront été colonisés en 2220, et plusieurs colonies seraient établies dans la ceinture d'astéroides, la ceinture de Kuiper et Pluton.

L'humanité serait stabilisée à 6 milliards d'individus, bénéficiant pour la plupart d'un haut niveau de vie et d'éducation.
Les problèmatiques qui se poseraient alors seraient d'ordre politique, philosophique/religieux et génétiques, il s'agirait de décider de la prochaine étape de la civilisation humaine.

Néanmoins, la compétition stratégique et économique, et l'irrationalité inhérente aux facteurs culturels, pourraient déboucher sur des scénarios plus sombres. Si les facteurs culturels liés à une haute fécondité ne changent pas, la croissance démographique continuera sur sa lancée actuelle, et peut amener des conflits et des comportements contraires à une démographie contrôlée. Les ressources de l'humanité seraient alors employées à mener la guerre et à tenter d'y survivre.

Dangers de la Terraformation

Certains voient dans la terraformation de Mars, Titan et sans doute à terme Ganymède un risque d'explosion démographique.
En effet, les coûts liés à l'existence de chaque individu est de loin inférieur sur un corps terraformé que dans une colonie spatiale,
ce qui pourrait pousser certaines nations à accroître à peu de frais leur population, et, partant, leur position stratégique.

Les colonies redoutent que ne se crée alors une vaste masse de population misérable, auprès de laquelle les divers contrôles démographiques ne sauraient être efficaces, et qui mènerait inévitablement à des conflits meurtriers.

De manière plus générale, les colonies sont hostiles à la terraformation, parce qu'en comparaison de leur gestion optimisée,
la création d'un écosystème à échelle planétaire est un formidable gâchis des ressources. L'histoire de Mars et de Métropolis, premier importateur d'eau du système solaire, est en ce sens un exemple clair.

Exiguité de l'espace colonisable

L'habitat spatial est extrêmement consommateur en volume habitable par habitant, du fait qu'il faille produire et gérer l'eau et l'air
tout en se protégeant du vide spatial. Il est bien plus économique de construire une colonie sur un corps astral que de construire une station spatiale, d'un facteur 1 à 3. La surface disponible sur les corps célestes est pourtant limitée, et on estime qu'elle serait entièrement occupée vers 2240, avec les satellites de Neptune, Pluton, la ceinture d'astéroides et la ceinture de Kuiper.

le milieu du XXIIIème siècle devrait donc se poser de graves problèmes de croissance et de ressources pour les colonies. Des conflits armés entre colonies pour le contrôle des ressources seraient alors inévitables, et extrêmement âpres, et ne profiteraient in fine qu'aux planètes terraformées, dotées d'un vaste sous-sol.

Guerre pour la Terre

Le niveau technologique des années 2160 suffirait à nourrir 17 milliards de personnes, si la Terre pouvait redevenir habitable. Le nettoyage de l'athmoshpère terrestre est une opération de très grande envergure, que l'USF pourrait d'ores et déjà mener si elle ne craignait une invasion générale du reste des puissances du système solaire une fois l'opération achevée.

Si les ressources venaient à manquer à l'échelle du système solaire, une guerre généralisée contre l'USF ou à ses côtés pour le contrôle de la Terre deviendrait inévitable.

Colonisation des autres systèmes solaires

Dans l'hypothèse où l'évolution stratégique et démographique serait à long terme structurellement défavorable aux colonies, certains chercheurs pensent qu'il leur serait possible de chercher leur salut hors du système solaire.
Actuellement, la vitesse maximum pour un vaisseau spatial est de 300 km/s, soit un millième de la vitesse de la lumière. Un vaisseau doté d'assez de combustible nucléaire mettrait ainsi 4000 ans à rejoindre Alpha du Centaure, le système solaire le plus proche du notre.

Sous ces hypothèses, un tel voyage paraît aujourd'hui absurde à envisager. Néanmoins, certains savants émettent l'hypothèse que lorsque les problèmes poltiques et démographiques évoqués auparavant pourraient se poser, au cours du 23ème siècle, les technologies adéquates seraient disponibles. Il ne ferait alors aucun doute que les populations qui s'exileraient volontairement proviendraient des colonies : elles seraient dans la position la plus inconfortable, et elles ont culturellement l'habitude de migrer pour s'accroître.

Ces hypothèses restent néanmoins reservées au cas le plus défavorable, que personne n'espère voir arriver. Néanmoins, plusieurs futurologues rappellent que la colonisation du système solaire a pu avoir lieu parce qu'il y a 150 ans, le pire scénario sur Terre, l'Apocalyspe, s'est réalisé.