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La Troisième Guerre Mondiale Stratégies divergentes |
Index géneral |
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Aux Etats-Unis, la population des abris était majoritairement composée de militaires, et décida la poursuite des hostilités. Le calcul était que les ressources etant très limitées, la survie ne pouvait être que l'affaire d'une infime partie de la population. Plutôt que d'exterminer les survivants de la surface ou de les laisser s'entre-tuer, ce qui durerait longtemps et pourrait mettre à mal les ressources encore disponibles à la surface, on considéra de les utiliser pour éliminer dans l'oeuf des populations qui, à l'avenir, pourraient menacer les Etats-Unis. Les survivants de la surface furent rassemblés et organisés en troupes, que l'on envoya par tous les moyens disponibles vers l'Alaska. Une fois sur place, les troupes étaient amenées de dépôt de nourriture en dépôt, jusqu'à qu'elles soient parvenues au-delà du détroit de Bering, si loin que la seule perpective qui leur restât fut de continuer vers l'Asie et ses "réserves de nourriture". Par cette opération nommée "Bering Bypass", les Etats-Unis furent débarassés du problème des survivants de la surface, et disposaient d'une armée mobile qui nettoyait les obstacles vers son avenir. Déjà les premiers abris isolés tombaient sous les coups de boutoir de cette armée d'affamés, qui aggrégeait nombre de survivants déséspérés autour d'elle. Plus tard, lorsque la Grande Russie devint une menace pour les Etats-Unis, cette armée fut convenablement equipée et aquit une importance stratégique détérminante.
Les abris de la Grande Russie étaient situés dans des mines désaffectées en Sibérie, et hébergaient une population importante. Pour les Grands Russes, la survie de cette population était primordiale, les survivants à la surface étant sacrifiés. La Grande Russie devint une fédération de mines-cités, dont l'objectif était de permettre la survie de leur population sans soucis de l'avenir à long terme. Les scientifiques russes étaient de l'avis que l'hiver nucléaire ne durerait que quelques années, hypothèse que l'avenir invalida. En Europe, en Asie, au Moyen-Orient, en Inde et partout de par le monde, les autres abris étaient isolés façe à la menace américaine, et voyaient leurs frères d'infortune périr à la surface. Leur survie, aussi longue puisse-t-elle être, devait se conclure par l'échec, au plus tard lorsque la prochaine génération, deshumanisée par ces conditions de vie, prendrait le relais. Les communications militaires étaient toutefois encore opérationnelles, et des coopérations ponctuelles se firent jour. Rapidement, l'idée d'une coopération conjointe à échelle planétaire émergea. A partir d'ordinateurs rescapés, on parvint à recréer un réseau similaire à Internet, au moyen duquel les abris isolés purent travailler de concert. Bien qu'améliorant sensiblement les conditions de vie, notamment par la télémedecine et l'optimisation des ressources, cette coopération ne pouvait résoudre les problèmes fondamentaux. Les américains avancaient, inexorablement, et capturaient des abris isolés ; le ton des Grands Russes se durcissait à la surface, les populations succombaient au froid, à la faim et à la violence. C'est alors que naquit l'idée d'une évacuation des abris, non pas vers une nouvelle place forte - ce qui n'aurait fait que déplacer le problème - mais hors de la Terre, vers la Lune ! Les avancées technologiques des dernières années précédant l'Apocalypse rendaient cette option techniquement réalisable, et pour les abris isolés, cela devenait la seule issue possible. La plupart des abris rejetèrent cette idée, mais quelques-uns se mirent à coopérer dans ce sens, en y consacrant quelques ressources superflues. Le temps est long dans les abris, et les échecs militaires s'accumulant, on se mit à s'intéresser davantage à l'option de l'évacuation sur la Lune. On savait que les américains et les russes avaient perdu leurs capacités spatiales suite aux frappes nucléaires, et que leurs priorités actuelles en étaient très éloignées. Si on arrivait à obtenir un avantage technologique dans le domaine spatial, on pouvait évacuer les populations exilées sur la Lune, à l'abri de l'expansionnisme américain. Ce calcul devait être payant. |
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Ces
aspects sont abordés en détail dans le jeu frère
de Solsys :
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