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Une journée ordinaire de la famille Kusqa La matinée |
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| Journée : la matinée | ||||
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Amil Kusqa (42 ans), sa femme Sanga (36), leurs fils Boujou (18) et Gajon (15) et enfin leur fille Lyga (12) forment une famille typique de la colonie africanisée d'Ananke, dans le système de Jupiter. Nous allons les suivre pendant une journée tout à fait ordinaire, afin de nous familiariser avec la vie quotidienne dans une colonie spatiale. |
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Amil vient de partir de la table attribuée à la famille au réféctoire, après avoir englouti un café chaud et un pain personnalisé. Senga salue les voisins, qui viennent de s'asseoir à la table voisine, à 3 mètres de là. Le silence règne à table, aussi tout le monde finit le petit déjeuner rapidement, et va regagner ses activités de la matinée. Amil
pénètre dans l'usine chimique où il est technicien
de surveillance, alors que ni les équipes du matin ni son chef
ne sont encore arrivés. Le chef de l'équipe de transition
apostrophe Amil : Les
garçons vont rejoindre le lycée, situé à cinq
niveaux de là. Ce matin, la foule est dense dans les couloirs,
à tel point qu'une patrouille de police s'est arrêtée
pour faire la circulation. Boujou et Gajon commentent la scène
de famille du matin, lorsqu'un homme d'une quarantaine d'années
les aborde : Senga amène Lyga au collège, au sommet du bloc d'habitation, sous la verrière. Sa fille est toujours impressionnée par les transporteurs suborbitaux qui décollent dans les flammes et la poussière de l'autre côté de la verrière, sans faire un seul bruit dans le vide de l'espace. Le croissant de Jupiter domine toute la verrière, au-delà de l'éclairage diffus du dôme. Une fois sa fille au collège, Senga se rend directement au centre administratif de la zone, pour y effectuer son travail de secrétaire à mi-temps. - Lyga et ses camarades sont surprises en plein cours par un exercice d' alerte-décompression. En quelques secondes, toute la classe est saise d'effervescence, alors que l'air commence à être aspiré hors de la salle de cours. Lyga est prête très rapidement. Derrière elle, Biwa et Kristina continuent à se chamailler, et prennent du retard. Déconcentrée, Kristina a mal ajustée sa bulle, et se trouve saisie de panique lorsqu'elle sent l'air s'échapper, la bulle se ratatinant autour de la tête. Bien sûr, la décompression dans ces exercices est relativement faible, mais suffisante pour causer de grandes douleurs. Alertée par ses cris, Biwa se précipite sur elle pour l'aider à clore la bulle. Kristina, apeurée, reste interdite façe à l'assistance de sa rivale, et guette l'apparition de son sourire narquois et vainqueur. Biwa n'en fait rien, impressionnée par le sang qui s'écoule du nez de Kristina et macule la base de la bulle. Lyga observe ce spectacle, prise dans une fascination hypnotique. La maîtresse qui se précipite sur Kristina la réveille, à temps pour sentir son gant gauche glisser. Elle parvient à rattraper le gant avant que l'air ne s'en échappe, et en profite pour ajuster le tuyau à oxygène sur son respirateur. Les élèves contemplent la pagaille causée par la décompression dans un silence gêné, seulement interrompu par les sanglots retentissants de Kristina. Puis la fin de l'alerte est annoncée. Le ballon indicateur, au-dessus de la porte, décroît de volume avant de réintégrer sa base. La classe a bien mérité une heure de repos. Réveil - (Matinée) - Après-midi - Soir - Nuit |
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