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Shaïm
Nabar : Caravanes
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Index général |
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| Le système solaire | ||||
| Mars - Shaïm Nabar | ||||
| Caravanes | ||||
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L'économie de Gani est agricole et primitive, et offre peu de possibilités d'exportations vers Métropolis, distante de 4000 kilomètres. Les Shaïm Nabar doivent donc recourir à d'autres sources de revenus pour s'acheter l'eau essentielle à leur survie. La guerre a parsemé le désert d'épaves spatiales, de camps abandonnés et de gigantesques champs de bataille. Le matériel qui s'y trouve possède toujours une certaine valeur marchande, même la guerre achevée, mais compte-tenu des conditions extrêmes qui règnent dans le désert, seuls les Shaïm Nabar sont prêts à en faire la collecte. Pour mener ces opérations de ferraillage et de collecte, les Shaïm Nabar ont construit à partir de pièces disparates des véhicules propulsés à l'éléctrécité photovoltaïque, les caraques. Ces véhicules sont lourdement chargées de matériel (généralement 20 tonnes par caraque), et compte-tenu du faible rendement des plaques photovoltaïques en comparaison avec cette charge, les caraques voyagent à une vitesse de 4 km/h, soit au pas. Ceci permet aux caravanistes Shaïm Nabar de marcher dans l'ombre de ces engins. Les caraques ne sont donc pas concues pour transporter les caravanistes, qui peuvent ainsi les charger à bloc. Parfois, une caraque peu chargée peut tracter un camion, un tout-terrain voire un blindé vers le Comptoir des Shaïm Nabar à Métropolis. Les caraques sont dotées de batteries, qui fournissent un supplément d'énérgie lors des montées et sur terrain difficile . Les batteries se rechargent dans les descentes via les moteurs éléctriques ce qui permet de garder la vitesse constante - les Shaïm Nabar n'aiment pas courir à 50°C à l'ombre. |
Une caraque, chargée de prises intéressantes comme une capsule de secours spatial, un siège éjéctable et des pales de multicopter, se dirige vers le Comptoir de Métropolis. |
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La vitesse de croisière d'une caravane est en moyenne de 40 kilomètres par jour. Ceci place Métropolis à un trimestre de Gani, mais les caravanistes sont fréquemment partis pour plus d'un an, soit le quart de leur vie. Certains Shaïm Nabar passent même l'essentiel de leur vie dans le désert. Prêt de 18 ans de guerre au sol ont en effet répartis le matériel ferraillable sur l'ensemble de la planète, souvent aux antipodes de Métropolis. Des centres de collection Shaïm Nabar sont construits à proximité des concentration de matériel les plus importantes. Les travailleurs, amenés de Gani au moyen de camions qui voyagent trois fois plus rapidement que les caraques, passent un à deux ans à y rassembler le matériel, que des caravanes de caraques viennent regulièrement chercher. Certains de ces convois mettent un an pour rejoindre ces centres et une autre année pour en revenir.
Un centre de collection Shaïm Nabar aux antipodes de Métropolis Les caravanes souffrent d'une mortalité elevée : des 12 Shaïm Nabar qui partent de Gani avec chaque caraque, seuls 7 en reviennent. La faim, la soif, les mines et les explosifs perdus prélèvent leur péage sur ces caravanes. Les caravanistes eux-mêmes sont impotoyables, et tuent ceux des leurs qui ne peuvent plus suivre le rythme pour les dévorer. Les Shaïm Nabar attaquent systématiquement tout ce qui peut croiser leur chemin, les tactiques de harclèment compensant pour l'infériorité numérique. Les déserts de Mars sont des zones de non-droit, qu'il serait vain de vouloir sécuriser. La destination de toutes les caravanes est le Comptoir que possèdent les Shaïm Nabar à Métropolis. Là, les caraques sont déchargées de leur matériel, et chargées de containers d'eau. Après une semaine de relâche, où les caravanistes découvrent Métropolis - une expérience inoubliable -, la caravane repart vers Gani. Les enfants qui partirent avec la caravane après une semaine de vie en reviennent adultes, et certains repartiront, cette fois comme guides et comme maîtres pour les jeunes générations. |
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