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Physiologie et
instruction 
Le
Shaïm Nabar est un humanoïde d'1m60 de haut, doté d'un
système sanguin à sang froid et d'une peau écailée.
Sa vision nocturne est supérieure à celle d'un humain normal,
sans égaler aucunement celle des Carmys Blancs. Son visage est
allongé et comporte des traits reptiliens (absence de nez, seconde
paire de paupières, pupille lenticullaire).
En
raison de la manipulation génétique extrême à
l'origine de la race, l'espérance de vie moyenne d'un Shaïm
Nabar est de 4 années terrestres, une avancée prodigieuse
par rapport aux quelques semaines de vie des prototypes qui les ont précédés.
Les
Shaïm Nabar ont été conçu comme des machines,
qui après 6 mois de gestation et un an de développement
devaient être en mesure de combattre. Leur mode d'apprentissage
diffère donc radicalement de celui des humains.
Prédestination
Un
premier raccourci dans l'apprentissage est l'instruction in vivo (prédestination),
dans lequel la prédestination génétique a été
menée à sa limite la plus extrême. Le cerveau d'un
Shaïm Nabar a, dès les premiers stades de son développement
foetal, des aptitudes "gravées en dur" pour des facultés
fondamentales. Ainsi, un Shaïm Nabar peut marcher dès sa naissance,
mais ne pourra jamais marcher autrement (comme par exemple apprendre un
pas de danse).
L'instruction
in vivo concerne les facultés mortices et le centre du langage
(spécifiquement anglais, le cerveau des Shaïms Nabar ne peut
comprendre que l'anglais). Ceci est commun à tous les Shaïm
Nabar, c'est dans leur "plan de construction".
Prédisposition
Le
second raccourci est le développement de l'intelligence par l'instruction
in utero (prédisposition), qui se déroule donc
durant la gestation. En parallèle avec le degré de développement
du cerveau, plusieurs aptitudes intellectuelles sont entraînées
chez le foetus.
Cela
commence par des principes fondamentaux ("oui", "non",
"action !", "stop !" etc), et s'achève dans
le dernier mois de la gestation par des chaînes de processus complexes,
des "sous-routines", que l'humain aquiert par répétition
(comme nouer ses chaussures ou charger une arme, par exemple), et qui
sont ainsi de l'ordre de l'instictif pour le Shaïm Nabar.
L'instruction
in vivo est en somme un "pré-formatage" de l'individu,
qui, après sa naissance, va subir un entraînement intense
pour clore le processus initié durant la gestation. Si un Shaïm
Nabar a appris à charger une arme instinctivement, il lui faudra
pourtant apprendre à reconnaître l'arme et les mécanismes
pour lesquels il est doué sans le savoir.
L'instruction
in utero était menée par des logiciels dans les matrices,
mais celle-ci est également possible lors d'une gestation naturelle
: c'est alors l'activité de la femme enceinte qui joue le rôle
de programme.
Ainsi,
si une femme enceinte jardine, son enfant sera bien disposé à
devenir jardinier, et sera d'autant plus apte à apprendre ce métier
que sa mère aura jardiné souvent.
Note
: l'instruction in utero relève de l'aquis, non de l'inné
; les compétences ainsi apprises ne sont pas transmissibles par
les gênes.
Expérience
Les
Shaïm Nabar sont, en dehors de ce processus d'instruction très
rapide, capables d'apprendre comme un être humain normal par l'éducation
et l'expérience. Leur aptitude à apprendre peut également
être augmentée par la prédestination : une Shaïm
Nabar qui apprend durant sa grossesse transmet les mécanismes de
ce processus d'apprentissage à son enfant.
Une
société tournée vers l'éducation et le développement

La
nation Shaïms Nabar existe depuis près de dix ans, mais existe
déjà depuis dix générations. Les 6 premières
générations appartiennent déjà à l'histoire,
hormis quelques rares exceptions. D'une nation de soldats sacrifiables,
les Shaïm Nabar ont dû passer à une société
capable de survivre dans le désert martien.
Une société
matriarcale
La
répartition des compétences nécessaire à la
survie de cette nation se traduit dans les faits par un système
de castes très rigide, car inscrit dans la chair. Les fermiers
sont nés de fermières, et les fermières filles de
fermières donneront naissance à des fermiers encore plus
compétents et spécialisés. Il en va ainsi pour chaque
métier ; on estime qu'au bout de la troisième génération
dans un domaine, l'excellence est atteinte.
Le
développement de la nation passe donc par celle des femmes Shaïm
Nabar. Une instruction donnée à un homme ne durera que quatre
ans, celle dispensée à une femme, tout en apportant les
mêmes avantages pratiques dans le présent, enrichira les
générations suivantes.
En
forçant le trait, on peut dire que les hommes sont sacrifiables,
et les femmes des ressources précieuses. La pulsion génésique
très forte chez les Shaïm Nabar fait que cet ordre des choses
est tout à fait naturel, et les mâles considèrent
leur position précaire comme normale, tant elle leur permet également
plus de libertés.
En
effet, les femmes sont enfermées dans des activités assez
répétitives, au coeur de l'économie Shaïm Nabar,
en particulier les activités agricoles et domestiques. Les tâches
occasionelles ou accidentelles, qui pourraient troubler l'instruction
in utero chez le femmes enceintes, sont laissées aux mâles.
Les mâles apprennent donc à être plus versatiles, et
à prendre plus de risques.
Une société
rigide de castes
Le
maximum de reproduction naturel est de 3 enfants par femme, avec une égalité
de chances de donner un mâle ou une femelle. Ceci amènerait
facilement à une explosion de population (augmentation de 50% de
la population à chaque génération), en contradiction
totale avec le manque cruel de ressources dans le désert. Pour
garantir la stabilité de la population, une femme doit donc se
contenter de porter deux enfants dans sa vie.
La
stabilité démographique fait que la composition des différentes
castes est également très stable, tout comme la composition
de la société tout entière.
65% de la population est employée dans l'agriculture,
20% dans les autres tâches domestiques (cuisinières, sages-femmes
etc.), le restant concernant les tâches très spécialisées,
comme les mécaniciennes, les foreuses, les guerrières et
les érudites.
Les
hommes très doués (troisième génération
consécutive) restent toujours avec leur caste, les autres repésentent
plutôt une main-d'oeuvre à la disposition de la communauté,
et commencent leur vie dans les caravanes.
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