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Shaïm Nabar : Gani Le havre des Shaïm Nabar |
Index géneral |
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| Le système solaire | ||||
| Mars - Shaïm Nabar | ||||
| Gani | ||||
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Gani est une ville troglodyte, construite dans un des flancs de Yoni-Ga, un des Grands Canaux de Mars. Plusieurs rampes, escaliers et monte-charges la relient avec la surface. L'autre bord de Yoni-Ga est situé à une vingtaine de kilomètres, et le fond du fossé se situe cinquante kilomètres plus bas. Gani héberge environ 12.000 habitants, soit l'essentiel de la population Shaïm Nabar. Passées les entrées fortifiées, plusieurs tunnels mènent dans le coeur de la cité ; cette ville a été creusée par les toutes premières générations de Shaïm Nabar, les vétérans de la guerre, à une époque où il n'existait qu'une poignée de femmes. Leur sacrifice pour construire ce havre était leur contribution à l'avenir des leurs. Les salles sont réparties entre les castes suivant un modèle en étoile, centrées sur les salles où les castes vivent et dorment les castes en communauté. Autour de ces salles communes sont réparties les salles dédiées à l'activité économique de la caste (greniers, ateliers, rangement de matériel etc.) Au fond de la cité se trouvent les salles dédiées à l'ensemble de la communauté, comme les salles religieuses et, dans une salle spéciale, les matrices dérobées en 2151 à l'USF, desquelles sont nées les premières femmes Shaïm Nabar. Ces équipements ne sont plus opérationnels, et nul à Gani ne sait comment les utiliser, mais leur présence est surtout symbolique : elles représentent à la fois l'origine de ce peuple, la libération de sa servitude et enfin la garantie que ces exemplaires-ci ne serviront plus à des créations cruelles. Une autre salle importante dans la vie des Shaïm Nabar est la salle des Souvenirs, où les mourants dictent leur vie (la plupart des Shaïm Nabar ne savent ni lire ni écrire) à un ordinateur, qui grave leurs récits ensuite dans des plaquettes de pierre au moyen d'un laser. Cette installation, qui date des premiers jours de la ville, a déjà rempli plusieurs salles assez grandes. Lorsque de la main-d'oeuvre est disponible, de nouvelles salles et passages continuent à être creusés, sous la conduite d'une caste specialisée, les Foreuses. |
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Agriculture et nourriture L'agriculture des Shaïm Nabar est menée sur des terrasses artificielles bâties à flanc de falaise, le Yoni-Ga protégeant à la fois contre les tempêtes de sable et contre l'ensoleillement direct. Soutenues par des poutres en acier (récupérées dans diverses épaves de vaisseaux) enfoncées profondément de biais dans la roche, ces terrasses de trois mètres de large peuvent porter jusqu'à deux mètres de terre, sur laquelle poussent arbres, légumes et céréales. Ces terrasses sont assez dangereuses à cultiver, aussi la maîtrise de techniques et d'outillages bien spéciaux est nécessaire ; le métier de fermières n'est donc pas anodin, mais dépend d'une technique précieuse transmise de générations en générations. En dehors de ces terrasses, les Shaïm Nabar disposent dans les profondeurs de Gani d'élévages de poulets et de rats, et enfin de champignonières, où l'ensemble des déchets organiques est encore une fois mis à contribution. L'eau est la ressource la plus critique à la survie de ce peuple, et celle qui est de loin la plus difficile à obtenir ; comme nous le verrons plus loin avec les caravanes, l'ensemble de l'économie des Shaïm Nabar tourne autour de l'approvisionnement en eau de Gani. Les réserves en eau sont structurellement faibles, de l'ordre d'un mois de consommation normale, car les Shaïm Nabar préfèrent investir l'eau excédentaire dans l'expansion de leur peuple. |
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Illustration
réalisée par Le Grümph
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